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Décoloniser l’architecture: Regarder l’avenir - voir loin, voir large

Décoloniser l’architecture: Regarder l’avenir - voir loin, voir large
Nous croyons que la richesse de notre métier réside dans notre capacitéà construire des mondes vivants, ouverts, métissés, capablesde résister aux visions académiques figées comme aux nostalgiesd’un passé anhistorique.

Notre quête est celle de l’universel — mais d’un universel situé, ancré,nourri par un territoire. Nous aspirons à bâtir au-delà des frontièrestout en demeurant profondément locaux.

À l’image de l’architecture moderne acclimatée aux rythmes deslieux où elle s’est implantée, nous imaginons notre propre pratiquecomme un processus continu, fait de tâtonnements, d’expérimenta-tions, d’ajustements, dont la visée ultime est d’inventer, ou tout aumoins de favoriser l’émergence, de nouvelles conditions locales.

Nous défendons une architecture qui puise ses forces dans le territoire,à rebours des tendances au pastiche localiste ou aux effets demode globalisés.

Car il est illusoire — et dangereux — de vouloir enfermer l’architecture dans un passé qui ne reviendra pas. Nos modes de vie changent, nos manières d’habiter se transforment, se métissent, s’enrichissent : l’architecture doit accompagner ce mouvement, et même l’amplifier.

Habiter n’est pas seulement disposer d’un toit : c’est une condition existentielle. C’est la première mesure de notre humanité.

Bâtir un habitat est donc l’acte le plus complexe et le plus noble qui nous soit donné. Ménager l’habitat : voilà notre posture.

L’un des grands défis de notre temps est d’apprendre à penser complexe, fractal et frugal : saisir l’urbain comme un système, reconnaître la diversité des problématiques à chaque niveau de réflexion. L’autre défi est d’intégrer l’imbrication des échelles : penser simultanément le global et le local, s’installer à l’endroit précis où ils s’entre-mêlent. Les enjeux sont immenses et déjà visibles dans les prémices de l’urbain africain à venir.

Il faudra penser :

Les corps, d’abord : non comme marchandises mais comme unités symboliques et sensibles de mesure du monde.

La mobilité, ensuite : elle sera une réalité inéluctable, choisie ou subie ; il faudra en ménager les forces, à toutes les échelles — domestique, régionale, internationale.

Le climat, enfin : paradigme majeur du siècle. Les chaleurs extrêmes,les pluies diluviennes ne sont plus des hypothèses maisdes réalités. L’inquiétude face au péril de la civilisation doit nouspousser à penser le monde comme un bien commun et à agir en cesens.

L’architecture — tout comme la science de la ville — est cette disciplinesingulière qui, dans le concert des arts, engage des fragmentsde vie, des récits intimes, des mémoires partagées. Elle est uneinvitation à l’ouverture : s’ouvrir à soi, s’ouvrir aux autres, assemblerdes formes et des flux jusqu’à atteindre l’inattendu, l’imprévisible —ce lieu indicible à l’abri de la seule raison.

C’est là, dans cet espace que nous nommons aussi « l’universel »,que se déploie notre travail.

Être architecte, pour nous, c’est transcender les différences sans les effacer. C’est construire des ponts, des liens entre des mondes. C’est faire converger des modes de vie et des conceptions de l’espace sans jamais nier leur singularité.

C’est explorer d’autres imaginaires, imaginer des futurs possibles— par le verbe comme par la matière — avec le souci constant déménager le Vivant et la Vie.
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